"Mon chéri, j’ai quelque chose de coquin à te raconter. Hier soir, quand tu dormais, j’ai pris mon carnet et j’ai écrit un fantasme torride. Là, j’ai vraiment trop envie de te le raconter. Est-ce que tu es ok pour écouter ça ?
J’ai un manteau long, beige, noué à la taille. Des escarpins, velours, verre émeraude, c’est tout ce que je porte ce soir. Courant sous la pluie battante, je m’abrite rapidement à l’entrée de l’immeuble, déterminée à réaliser ce fantasme. Je monte dans l’ascenseur, direction le troisième étage. Mon cœur palpite d’envie et de peur.
Je suis là, debout, derrière cette porte, celle de ton bureau. Il est 18h, quelques collègues discutent des derniers potins dans le couloir. Je baisse la tête et je souris d’un air coquin. Je frappe, un silence. Je suis un peu gênée. Le bruit de tes pas.
Tu m’ouvres la porte d’un air surpris et ravi. Je te pousse doucement, d’une main, pour que tu recules. Deux pas de talons aiguilles plus tard, je ferme la porte à clés, d’une main derrière le dos. Gardant mon regard plongé dans tes yeux bleus, je dénoue la ceinture de mon trench. L’ouvre délicatement. Pose mes deux mains sur ma taille, manteau grand ouvert.
Est-ce suffisamment clair ? Je vois tes yeux écarquillés et ton regard béat. Cela me confirme que nous serons deux à jouer ce soir. Je laisse tomber mon manteau au sol, perché sur mes talons aiguilles.
Seul artifice de ce soir. Je suis nue face à toi, prête à titiller ton désir. Alors, je continue la lecture ou qu’est-ce qu’on fait ? Tout en sensualité, je caresse le voluptueux de mes hanches, la douceur de mon ventre, la rondeur de mes seins.
Lentement, mes mains suivent mes courbes, jusqu’à remonter le long de mon cou. Mon index se glisse au milieu de ma bouche pulpeuse, parée d’un rouge passion, d’un souffle délicat. Je te murmure : "chut". Je t’invite à t’asseoir, confortablement, dans ton fauteuil de bureau, pour savourer ce spectacle. Debout, les jambes légèrement écartées, des frissons m’envahissent. Je sens ton regard subjugué sur ma silhouette, pleine d’assurance. Je glisse subtilement mon index.
Par le chemin le plus court de ma bouche à mon clitoris, une danse sensuelle démarre sur la cadence de mes doigts joueurs. Oscillant lentement de droite à gauche, mes yeux se ferment quelques instants. Le doigté plus profond et intense déclenchant une humidité avérée. Un soupir de plaisir me traverse. Le temps de reprendre mes esprits, je marche vers toi, d’un pas félin et coquin. Chaque déhanché est une ode à ma féminité. Je retourne ton fauteuil vers moi et te chevauche. Un genou de chaque côté de tes cuisses. À peine le temps de reprendre ton souffle, je m’empare de tes lèvres et t’offre un baiser chaud et langoureux. Nos bouches se dévorent, tandis que mes mains dégravent ton pantalon pour libérer ta verge excitée que je tiens de pleine main. Mes lèvres enflammées parcourent ta joue jusqu’à ton lobe d’oreille que je lèche délicatement. L’excitation monte. Alors là, j’ai trop envie de toi.
Je sens ton désir dans ma main. J’adore. Déterminé ce soir à assouvir ce fantasme omniprésent dans mes pensées depuis tant de nuits.
Mon sourire malicieux, sublimé par cette faussette, dévoile ce désir brûlant en moi. Mes yeux dans tes yeux, je glisse subtilement du fauteuil, gardant ma main délicatement empoignée de ton membre vigoureux. Je descends mes genoux à terre pour m’accroupir devant toi. Cachée sous ton bureau, je me sens libre de délecter mes envies les plus inavouables. Une main sensuelle, quelques va-et-vient sur cette peau fine et douce de ta verge durcie font vibrer mon corps d’une profonde détente. J’approche mes lèvres pulpeuses de désir sur le bout de ton gland pour y déposer ma langue excitée et mouillée.
Tes gémissements discrets me confirment ton bien-être. La bouche grande ouverte, je dévore avec tant de plaisir ce morceau de toi, telle une gourmandise interdite. Je lèche, j’aspire, je gobe, je mordis, je caresse, je ralentis, je recommence jusqu’à accueillir ton orgasme. J’adore ce pouvoir magique de t’offrir une jouissance infinie."